
La saison régulière est maintenant terminée.
L'émission sera de retour le 13 septembre!
À C'est juste de la TV, on reçoit énormément de courriels de nos téléspectateurs qui nous questionnent sur le fonctionnement des cotes d’écoute. Donc, revenons-en à la base.
Au Québec, c’est Sondages BBM qui recueille les données de cotes d’écoute. Il y a deux méthodes de sondage : les cahiers d’écoute et les PPM (portable people meter). Les PPM sont répartis dans les principaux marchés. Ce sont les données provenant des PPM que l’on reçoit dans les cotes d’écoute préliminaires et qui sont généralement transmises dans les médias.
Au Québec, il y a 900 foyers munis de PPM. 500 foyers dans le Montréal francophone et 400 foyers dans le reste de la province. Avec une moyenne de 2,2 personnes par foyer, c’est donc un peu moins de 2000 personnes qui permettent de déterminer l’écoute pour l’ensemble de la province.
Il reste ensuite deux périodes de sondage annuelles, qui prennent en compte les cahiers d’écoute et les PPM : une à l’automne et une au printemps. La prochaine période se tiendra du 9 février au 28 mars (3 semaines sur 8 seront compilées). Les résultats seront disponibles le 1er mai. Celles de l’automne 2011 ont été publiées le 10 janvier dernier. Ces deux sondages permettent aux diffuseurs d’avoir un portrait plus fiable de la situation.
Comment le PPM fonctionne-t-il ?
Le PPM a la grosseur d'un téléavertisseur. Un PPM est fourni à chaque personne du foyer participant. Il est fourni avec un chargeur et un modem. Chaque personne doit porter le PPM sur elle tout au long de la journée. Le PPM détecte ce que la personne regarde à la télévision et ce qu’elle écoute à la radio. Le PPM identifie les stations de télévision et de radio grâce à un code spécial encodé dans le signal sonore de chaque station. Le signal encodé est inaudible à l'oreille humaine.
Le chargeur de PPM permet à la fois de recharger la batterie et de transmettre les données d'écoute. Le modem communique avec le chargeur, cueille les données d'écoute et télécharge ces données à l’ordinateur central de BBM pendant la nuit pour produire les cotes d'écoute dès le lendemain matin. Pour être considéré dans les cotes d’écoute préliminaires, il faut que le chargement se fasse avant 2h du matin.
Une participation rémunérée
À noter, chaque foyer membre du panel reçoit un paiement en argent comptant lors de l'installation de l'audimètre. Ensuite, des récompenses monétaires mensuelles seront versées à chaque panéliste lorsque le PPM est porté de façon assidue. Il y a aussi des tirages chaque semaine et périodiquement au cours de l'année.
Les enregistreurs numériques et Internet : qu’est-ce que ça change ?
De plus en plus de gens sont munis d’un enregistreur numérique personnel (ENP). En janvier 2007, 12% des foyers américains étaient équipés d'enregistreur numérique personnel. En décembre 2010, cette proportion avait grimpé à 38%, selon des chiffres de firme de sondages Nielsen. Alors qu’au Québec on ne dispose pas de données claires sur le nombre de foyer munis d’ENP, on peut tout de même affirmer que cette technologie prend de plus en plus de place et change considérablement nos habitudes d’écoute.
Chez BBM, le vice-président Robert Langlois affirme que les nouvelles technologies ne modifient pas leur façon de cueillir les données. Cependant, ils ont dû intégrer les enregistrements dans leurs compilations. Ainsi, le signal des PPM permet un horodatage indépendant et signale l’écoute en différé d’une émission. De plus, pour être considérée dans la cote d’écoute finale d’une émission, il faut que l’écoute se fasse dans les 7 jours suivants la diffusion originale. Chez BBM, on relève d’ailleurs qu’un 1/3 de l’écoute en différé se fait le jour même.
Les ENP posent donc problème lorsque l’écoute se fait plus d’une semaine après, parce qu’elle n’est plus du tout comptabilisée. "Mais en même temps, ces ENP fidélisent les téléspectateurs encore plus rapidement à leurs shows favoris, car plus besoin de s'astreindre à un horaire de télé strict. Le risque de décrochage télévisuel diminue alors énormément. C’est donc un couteau à double tranchant" (Hugo Dumas, La Presse, Janvier 2010).
En plus de la question des ENP, il y a aussi Internet qui est un joueur de plus en plus important en télé. Les sites Internet des émissions et les plateformes comme Tou.tv et illicoweb.tv ont un succès grandissant mais les données d’écoute ne sont pas disponibles facilement. Radio-Canada dresse un palmarès des émissions les plus écoutées sur Tou.tv mais le public n’a pas accès aux chiffres concrets. À TVA, impossible d’obtenir la moindre information d’écoute concernant illicoweb.tv.
Les cotes d’écoute qu’on obtient quotidiennement ne sont donc pas complètes si on se fie à toutes les nouvelles réalités d’écoute, surtout que les médias ne relaient généralement que les cotes d’écoute préliminaires…
La télévision québécoise présente non seulement des produits bien de chez nous mais aussi des émissions qui ont été produites dans une autre langue que le français. C’est à ce moment-là que se présente la question du doublage. Dans certains coins du globe, comme aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, on se contente souvent de mettre des sous-titres.
Au Québec, nous avons fait le choix de proposer des versions doublées. Ce choix est très certainement justifié par le fait que 54% des Québécois ne parlent pas anglais (recensement de 2006). Le Forum sur le développement du marché du doublage au Québec a été constitué en 2009 par Christine St-Pierre, la ministre de la Culture et des Communications, pour que ce doublage se fasse ici (et non pas en France).
État des lieux et constats :
(Tirés du journal de l’Union des artistes d’Octobre 2011)
Le Forum sur le développement du marché du doublage au Québec (qui est constitué de membres représentant les maisons de doublage, distributeurs, diffuseurs, syndicats, associations professionnels ainsi que divers organismes gouvernementaux) a réalisé un projet sur les versions françaises des séries mises en ondes par les télédiffuseurs, en cherchant à savoir quelle proportion de ces versions a été doublée au Québec.
Cette compilation a été préparée par notre invitée Aline Pinsonneault, comédienne et responsable du comité doublage de l’Union des artistes, en collaboration avec Pierre Blanchet, coordonnateur au développement professionnel et affaires publiques de l’UDA.
Cette tâche a représenté 300 heures de visionnement et d’analyse, un recensement méticuleux portant sur 710 séries télé dramatiques, jeunesse et d’animation, ainsi que quelques séries documentaires, diffusées par 10 chaînes spécialisées et 4 chaînes généralistes. L’échantillon retenu comportait des émissions doublées tant en synchro qu’au moyen de la surimpression vocale. Cet échantillon est représentatif, puisque toutes les séries doublées par les chaînes retenues ont été visionnées. Le tout, entre le 20 février 2009 et le 29 avril 2011.
Tendances observées pour le doublage
« Premier constat, 40 % de toutes les séries visionnées avaient été doublées au Québec.»

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D’abord, on constate que les séries étrangères sont beaucoup plus nombreuses à occuper l’écran puisqu’elles représentent 61 % des séries diffusées, mais elles sont très peu doublées ici (25 %), alors que les séries canadiennes sont proportionnellement plus de deux fois plus nombreuses à l’être (62 %). Par contre, des 143 séries ayant été produites totalement au Canada, 27 ont été doublées hors du Canada. C’est donc en fait un cinquième (19 %) des séries produites au pays qui échappent à notre industrie du doublage, et autant d’emplois qui échappent aux artistes et autres professionnels d’ici. (Voir tableau ci-dessous)
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Pour ce qui est des séries étrangères, le doublage se fait ici à 25% et c’est légèrement plus quand il s’agit de séries américaines (27%).
Tendances observées chez les diffuseurs
Quand on observe les différents diffuseurs, ils n’obtiennent pas tous la même note en ce qui a trait au doublage au Québec. Certains sont meilleurs élèves que d’autres. C’est d’ailleurs le cas de la programmation de Télétoon La Nuit. Les séries animées pour adultes qui y sont présentées sont traduites à 88% chez nous. On y retrouve ainsi des titres comme Family Guy et American Dad en version québécoise. En incluant la programmation de jour, la moyenne descend cependant à 49%. Casa est pour sa part en tête du palmarès (89%), mais il s’agit en grande partie de surimpression vocale.

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Les trois chaînes qui se retrouvent en bas du classement sont Yoopa, Séries + et Télé-Québec. Ceci peut s’expliquer par le fait que ces chaînes font souvent l’acquisition de séries qui ont déjà été traduites et présentées en France.
D’ailleurs, Radio-Canada parle aussi d’une décision économique pour justifier le fait que les séries américaines qu’elle présente comme Beautés désespérées et Dre Grey, leçons d'anatomie, soient doublées en France. Les grands studios américains vendent d’abord leurs séries à des chaînes de télévision françaises. « "Les producteurs américains nous fournissent les versions déjà doublées. Pour faire un autre doublage au Québec, nous devrions payer un montant aussi élevé que le coût de la licence pour diffuser ces séries au Québec", explique Patricia Leclerc, directrice des acquisitions pour la télévision française de Radio-Canada. Ces séries étrangères étant complémentaires à sa programmation, la société d'État préfère consacrer les revenus générés par ces émissions au développement de productions canadiennes. » (Pierre Théroux, Les Affaires, samedi 5 mai 2007)
Les Français ont donc l’avantage de la rapidité sur nous mais surtout celui du nombre. Avec 65 millions de Français versus 7,5 millions de Québécois, c’est beaucoup plus rentables pour eux de faire un doublage, avec un tel marché. De plus, pour ce qui est des films projetés en salles, il existe en France une loi accordant l’exclusivité du doublage aux entreprises françaises, ce qui en fait une industrie très forte là -bas. La même loi n’existe pas pour les émissions de télé mais la concurrence à l’échelle internationale est un élément majeur qui explique ce déficit de doublage.
Aussi, les producteurs canadiens ne produisent pas avec l’objectif unique de diffuser leurs œuvres au Canada : ils visent une exploitation optimale, souvent dans plusieurs pays ou langues. Et cette situation est la même dans tous les pays. On comprend donc que dès qu’ils lorgnent du côté du marché francophone, nous faisons figure de David devant le Goliath français. En France, les chaînes télé pullulent, elles achètent à une échelle et à un rythme et démesurés, et l’importance du marché leur assure des potentiels de revenus considérables. À l’inverse, les chaînes d’ici jouent plus prudemment et attendent habituellement de voir si une série a du succès dans sa version originale pour investir dans son achat et sa diffusion en version doublée. Pendant ce temps, la même série a été exploitée sur le marché français, donc doublée là -bas : c’est donc celle qu’elles achètent.
Les résultats de cette étude
Ce projet de visionnement et d’analyse, du Forum sur le développement du marché du doublage, était une première. Pour le moment, le Forum souhaite reprendre l’exercice à intervalles réguliers (par exemple, deux ou trois périodes dans l’année) afin de voir si la situation change dans un sens ou dans l’autre.
De plus, un crédit d’impôt provincial existait déjà et, à la suite des interventions du Forum, il a été amélioré en mars 2011. Le gouvernement fédéral quant à lui propose depuis quelques années deux programmes d’aide au doublage et au sous-titrage, un par le biais de Téléfilm Canada, l’autre à même le Fonds des médias du Canada. Le Forum souhaite que ces programmes soient maintenus et même améliorés. De son côté, le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ), membre du Forum, a entrepris par exemple en 2009 une campagne de sensibilisation auprès des producteurs des autres provinces canadiennes, mettant entre autres l’accent sur ces programmes d’aide.
Cette année, ARTV célèbre ses 10 ans et nous avons eu envie de nous replonger 10 ans en arrière dans le monde de la publicité au Québec.
Nous avons sélectionné trois marques québécoises significatives dans notre paysage publicitaire télévisuel et cette semaine à l'émission, nous observons comment leurs campagnes ont évolué au cours des 10 dernières années.
Voici les liens des publicités dont nous avons parlé à l'émission ou qui sont intéressantes pour bien illustrer ce sujet :
ST-HUBERT :
Les Crêtes (2001)
Bourgeoisie (2004)
Céline Dion (2009)
Claude Robinson (2010)
Michel Tremblay et Les Belles-Sœurs (2008)
Régis Labeaume (2011) :
JEAN COUTU :
Un ami (2001)
Le petit gars (2005)
Jean Coutu (2004)
Les remèdes de grand-mère (2010)
Familiprix
LE LAIT :
C’est ma vie (1999)
Parlez-moi d’amour (2001)
L'adultère (2003)
Le signe de paix :
Un c’est pas assez (2006)
Les marionnettes (2010)
Une chance qu’on s’a (2011)
Réconfort d’automne (2011)
Cette semaine à l'émission, nous abordons le 75e anniversaire de la Société Radio-Canada.
Avec la fin de l’été et le retour de C’est juste de la TV, il est temps pour moi de remettre mon téléviseur au centre de ma vie. Quand on est accro comme moi, la rentrée télévisuelle a forcément quelque chose de très excitant. Je vous propose donc une série de titres que j’ai hâte de découvrir :
Cet automne, V nous présentera une douzaine de nouveautés. Dans le lot, un OVNI télévisuel qui sera assurément dans ma mire : Boutique McGilles, qui nous promet «un Shopping TVA sur l’acide». Est-ce qu’un concept absurde pourra nous donner une bonne émission de semaine en semaine ? C’est à voir...
À Radio-Canada, peu de nouveautés au programme, mais une télé-réalité nouveau genre, sans élimination et compétition, Ils dansent. Je suis curieuse de voir si un bon danseur comme Nico Archambault sera aussi un bon animateur.
À TVA, je ne pourrai pas m’empêcher de jeter un œil à Occupation double au Portugal. La production a entre autres décidé de mener la vie dure aux participants. Est-ce que l’approche «Survivor» fera ressortir les bons ou les mauvais côtés des célibataires ? Aussi, est-ce que la hausse de l’âge requis pour s’inscrire aura de l’influence sur l’émission ? Déjà, je meurs d’impatience d’entendre des phrases comme «Moi, j’aime mieux frencher que décider» et «T’as vraiment une belle tête de cheveux!» (entendues à Occupation double en 2010).
Du côté de nos voisins américains, étant fan de la série Mad Men, je suis particulièrement attirée par les séries The Playboy Club (NBC) et Pan Am (ABC et CTV), qui nous replongent toutes deux dans l’univers des années 60. Et je dois admettre que je suivrai avec attention et certainement un peu de fierté et de chauvinisme la performance de Karine Vanasse dans Pan Am.
Sur ce, je vous souhaite un bel automne devant votre petit écran !