Radio-Canada et TVA n'ont pas les droits de diffusion des Jeux olympiques de Vancouver. Ils doivent donc se plier aux restrictions suivantes pour réaliser leur couverture : Radio-Canada et TVA ne peuvent pas filmer sur les sites. Toutes les entrevues (même téléphoniques) doivent se faire à l'extérieur de l'enceinte olympique. Seuls les bulletins de nouvelles peuvent montrer des images des compétitions, jusqu'à concurrence de 6 minutes par jour. Les réseaux généralistes non détenteurs des droits peuvent diffuser 3 X 2 minutes dans une journée (3 heures doivent séparer chaque diffusion). Pour les réseaux d'informations en continu, la restriction est de 6 X 1 minutes (avec 2 heures entre chaque diffusion). Dans les manchettes de Radio-Canada et de TVA, on utilise donc des photos pour ne pas puiser dans ces 2 minutes par bulletin. C'est aussi le cas dans plusieurs reportages. Lorsqu'ils montrent les images des jeux dans leur bulletin de nouvelles, les chaînes peuvent utiliser les anneaux olympiques. Dans tout autre contexte, l'utilisation des anneaux est interdite. En temps que détenteur de droits, le consortium canadien a le doit d'ajouter des contraintes de diffusion. Dans ce cas-ci, le consortium a décidé que les images des compétition pourront être diffusées par les non-détenteurs de droit seulement le lendemain du jour de la compétition, à 3h du matin. Ces images peuvent ensuite être utilisées uniquement pendant les 48 heures suivantes. (Impossible donc de les utiliser lorsque les athlètes seront de retour à la maison). Les réseaux non-détenteurs de droits, mais qui sont accrédités, peuvent assister aux conférences de presse (scrums) mais n'ont pas le droit de les enregistrer. Ils devront ensuite rapporter ce qui s'est dit. Dans leurs auto-promotions, les réseaux non-détenteurs des droits ne peuvent en aucun cas faire référence aux Jeux Olympiques. Ils ne peuvent donc pas utiliser les termes « Jeux » et « Olympiques » ; ni associer les mots « Vancouver » et « 2010 ». Radio-Canada contourne donc élégamment le problème en nommant son émission spéciale « Plein feux sur Vancouver » et en ayant pour slogan « Vivez Vancouver ». |